lundi 30 avril 2018
mercredi 11 avril 2018
Quand il est mort le poète...
Le
11 avril 1977,
un doux rêveur nous quittait,
un
poète amoureux des mots, des images et des sentiments,
ennemi
des convenances,
qui
avait choisi de vivre son crépuscule dans un petit havre de paix du
nord-Cotentin,
à
Omonville-la-Petite, face à la mer.
Jacques
Prévert était
tombé sous le charme de cette région de la Hague
qu'il
appelait son "coin de paradis".
Poète,
scénariste, dialoguiste, il a laissé une œuvre immense.
Ses
poèmes courent sur toutes les lèvres ;
repris
en chansons, ils trottent dans toutes les têtes, sans que l'on sache
qu'il en est l'auteur ;
les
films auxquels il a collaboré (Quai des brumes, Les Visiteurs du
soir, Drôle de drame, Les Enfants du paradis, entre autres…)
sont
restés des références.
Toute
une époque...
Difficile
de faire un choix pour marquer ce jour anniversaire, mais
aujourd'hui, si je devais ne retenir que deux textes, ce serait ces
deux-là
LES
FEUILLES MORTES
- Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
- Des jours heureux quand nous étions amis,
- Dans ce temps là, la vie était plus belle,
- Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
- Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
- Tu vois je n'ai pas oublié.
- Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
- Les souvenirs et les regrets aussi,
- Et le vent du nord les emporte,
- Dans la nuit froide de l'oubli.
- Tu vois, je n'ai pas oublié,
- La chanson que tu me chantais...
- C'est une chanson, qui nous ressemble,
- Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
- Nous vivions, tous les deux ensemble,
- Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
- Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
- Tout doucement, sans faire de bruit.
- Et la mer efface sur le sable,
- Les pas des amants désunis.
- Nous vivions, tous les deux ensemble,
- Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
- Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
- Tout doucement, sans faire de bruit.
- Et la mer efface sur le sable, Les pas des amants désunis...
- Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
- Les souvenirs et les regrets aussi
- Mais mon amour silencieux et fidèle
- Sourit toujours et remercie la vie
- Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
- Comment veux-tu que je t'oublie ?
- En ce temps-là, la vie était plus belle
- Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
- Tu étais ma plus douce amie
- Mais je n'ai que faire des regrets
- Et la chanson que tu chantais
- Toujours, toujours je l'entendrai !
POUR
FAIRE LE PORTRAIT D'UN OISEAU
- Peindre d’abord une cage
- Avec une porte ouverte
- Peindre ensuite
- Quelque chose de joli
- Quelque chose de simple
- Quelque chose de beau
- Quelque chose d’utile
- Pour l’oiseau
- Placer ensuite la toile contre un arbre
- Dans un jardin Dans un bois
- Ou dans une forêt
- Se cacher derrière l’arbre
- Sans rien dire Sans bouger…
- Parfois l’oiseau arrive vite
- Mais il pourrait aussi mettre de longues années
- Avant de se décider
- Ne pas se décourager
- Attendre, Attendre s’il le faut pendant des années
- La vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau
- N’ayant aucun rapport
- Avec la réussite du tableau
- Quand l’oiseau arrive
- S’il arrive
- Observer le plus profond silence
- Attendre que l’oiseau entre dans la cage
- Et quand il est entré
- Fermer doucement la porte avec un pinceau
- Puis effacer un à un tous les barreaux
- En ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau
- Faire ensuite le portrait de l’arbre
- En choisissant la plus belle de ses branches
- Pour l’oiseau
- Peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
- La poussière du soleil
- Et les bruits des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été
- Et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter
- Si l’oiseau ne chante pas C’est mauvais signe
- Signe que le tableau est mauvais
- Mais s’il chante c’est bon signe
- Signe que vous pouvez signer
- Alors vous arrachez tout doucement
- Une des plumes de l’oiseau
- Et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.
lundi 2 avril 2018
dimanche 18 mars 2018
mardi 20 février 2018
jeudi 25 janvier 2018
vendredi 22 décembre 2017
Regard sur la Thaïlande...
Amphawa : le marché flottant
En
Thaïlande, les marchés flottants ne sont plus ce qu'ils étaient.
Dans
sa course effrénée vers la modernité, le pays tourne le dos à ses
traditions et perd ainsi un peu de son identité. Le grand marché
flottant de Bangkok, le plus animé du pays, n'existe plus depuis les
années 1960, progressivement éliminé par la construction de routes
et l'installation des marchands dans les centres commerciaux
modernes. Et cela au grand dam des touristes étrangers, toujours
très friands de ce genre d'animation.
Aujourd'hui, pour répondre à
l'exigence touristique, les tour-operators vont jusqu'à louer les
services de "figurants" afin qu'ils proposent chaque matin
à la vente quelques produits locaux en sillonnant en barques les
khlongs qui bordent la rivière Chao Praya, donnant aux visiteurs
l'illusion de la réalité.
Quelques
rares marchés flottants, dans la région de Bangkok, ont
heureusement conservé une certaine authenticité. Celui de la petite
localité d'Amphawa est de ceux-là. Des dizaines et des dizaines de
barques, qui semblent avoir leur emplacement réservé, et peut-être
même leur clientèle attitrée, s'entassent côte à côte le long
d'un interminable chenal, chargées à ras bord de fruits, de légumes
ou de poissons. Certaines sont même de véritables petits
restaurants, aménagées en cuisines ambulantes avec un sens rare de
l'occupation de l'espace. De là, à grand renfort de cris et de
sourires, les marchands proposent leurs produits aux badauds amassés
sur les quais.
Si la chaleur étouffante ne freinait pas son appétit,
le visiteur pourrait passer la journée à goûter aux spécialités
culinaires du pays (qui sont nombreuses et délicieuses, croyez-moi
!) et se rassasier pour quelques baths. Pour qui aime la cuisine
asiatique, la Thaïlande est un vrai paradis. Il faut savoir qu'on
peut quasiment y passer un mois sans commander deux fois le même
plat. Encore peu connu des touristes étrangers, le marché flottant
d'Amphawa est surtout fréquenté par les habitants de la capitale
et de la région proche. Difficile de se frayer un passage tant la
foule est dense ! mais quel plaisir d'assister à l'activité de la
fourmilière qui ne faiblit à aucun moment de la journée,
entretenue par cette habitude qu'ont les Thaïlandais de manger peu
mais souvent.
jeudi 14 décembre 2017
vendredi 8 décembre 2017
mercredi 6 décembre 2017
mardi 28 novembre 2017
vendredi 24 novembre 2017
jeudi 16 novembre 2017
Impressionnisme...
A Chatou (78),
la Maison Fournaise
A
Chatou, jolie petite ville des Yvelines sur les bords de la Seine,
existe un endroit mythique où, dans la deuxième moitié du XIXè
siècle, se retrouvait régulièrement un groupe de peintres,
accueillis par le maître des lieux, Alphonse Fournaise. Celui-ci,
charpentier naval, avait acheté le terrain avec quelques bâtiments
sur une petite île qui porte désormais le nom d ' « Ile
des Impressionnistes ». Outre son entreprise, il y tenait un
restaurant et louait des bateaux pour le canotage, en vogue sur la
Seine à l'époque.
Il
y avait là quelques artistes talentueux, tous séduits par le
mouvement pictural de l'époque qui a par la suite trouvé son nom
dans le titre d'un tableau de Claude Monet « Impression soleil
levant ». Parmi ces peintres « impressionnistes »,
Claude Monet, Alfred Sisley et Pierre-Auguste Renoir. Ce dernier a
peint à la Maison Fournaise quelques œuvres célèbres dont le
fameux Déjeuner des canotiers. Le site, restauré à l'identique par
la ville de Chatou à partir de 1984, comporte toujours un restaurant
et un Musée où se succèdent les expositions temporaires. A voir
absolument.
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| Ici, Renoir a peint le Déjeuner des Canotiers |
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| Le balcon du Déjeuner des Canotiers |
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| La terrasse de l'ancienne guinguette 01 |
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| La terrasse de l'ancienne guinguette 02 |
dimanche 12 novembre 2017
Coup de coeur...
Léon Zeytline
Petit
escapade en Ile-de-France à la découverte de Leon Zeytline, un
peintre post-impressionniste de grand talent. Ce peintre d'origine
russe (1885-1962) excelle dans la pratique de la peinture à l'huile,
de la gouache et de l'aquarelle. Ebloui par la Capitale de la France,
il s'y s'installe en 1906 et consacre l'essentiel de son art à peindre les quartiers à la mode, les grands boulevards et les monuments emblématiques comme la Tour Eiffel et l'Opéra Garnier.
Le Musée Fournaise, situé sur l'Ile des Impressionnistes, à Chatou (78), vient de lui consacrer une exposition composée de 60 oeuvres issues de collections privées, intitulée Bons Baisers de Paris. Ouverte du 29 avril au 5 novembre 2017, cette exposition proposait "une promenade joyeuse et ensoleillée. En s'appuyant probablement sur de multiples photographies et cartes postales, l'artiste donne vie à ce Paris de la Belle époque et des Années Folles, avec un sens aigu du détail" (in l'Officiel des Spectacles)
Par chance, j'y suis passé la veille de la fermeture et je ne le regrette pas ! MAGNIFIQUE !
jeudi 9 novembre 2017
Les confidences de la ville...
Quand
les murs prennent la parole, la ville fait ses confidences...
Etrange
paradoxe... De plus en plus, les murs de la ville sont vecteurs de
messages personnels offerts à la lecture publique ! Tout se
dit, tout se partage ! La retenue n'est plus de mise. Les
façades sont des pages de cahiers où s'expriment les espoirs et les
désespoirs, avec naïveté, spontanéité, truculence ou insolence.
Rencontres et amours naissantes, déchirures et ruptures à livres ouverts... Bien
malgré lui, le passant est témoin des rumeurs et des humeurs
intimes de la vie des autres... Où il y a de la gêne, il n'y a pas
de plaisir, n'est-ce pas ? !
dimanche 29 octobre 2017
mercredi 25 octobre 2017
Balades en France
Chaumont-sur-Loire
Le
château de Chaumont domine la Loire, un peu comme le fait celui
d'Amboise.
Deux
fois rasée, cette ancienne forteresse féodale a été réédifiée
de 1465 à 1510 et a gagné en légèreté grâce au style
Renaissance .
La
petite histoire raconte que Catherine de Médicis, veuve de Henri II,
a acquis le château en 1560 uniquement pour se venger, par une
manœuvre, de Diane de Poitiers, la favorite du défunt roi. La reine
obligea sa rivale à lui céder sa résidence préférée,
Chenonceaux, en échange de Chaumont.
Les
bâtiments sont entourés d'un parc magnifique et la terrasse offre
une vue admirable sur la vallée de la Loire.
A
proximité, le luxe des écuries témoigne de l'importance qu'avait
le cheval auprès des familles princières.
dimanche 22 octobre 2017
Balades en France
Le château royal d'Amboise
A
l'aube de la Renaissance, la forteresse médiévale d'Amboise devint
Résidence royale sous les règnes de Charles VIII, Louis XII et
François Ier. Invités par les souverains, courtisans, écrivains et
artistes français et européens y séjournent, à l'exemple de
Léonard de Vinci, qui repose dans la chapelle du château.
Considéré
comme le berceau de la Renaissance, le château d'Amboise est sans
doute « le plus italien » des châteaux de la Loire :
son histoire reste finalement attachée au nom de Léonard de Vinci
qui passe les trois dernières années de sa vie au manoir du Clos
Lucé, du printemps 1516 au 2 mai 1519.
On raconte que Leonardo était un fin gourmet qui appréciait le bon vin. La preuve, cette citation présente sur l'étiquette de Chianti ci-dessus " ... pero credo che molta felicita sia agli homini che nascono dove si trovano i vini buoni ", qui pourrait se traduire ainsi : " ... Je crois que c'est un grand bonheur pour les hommes de naitre là où l'on trouve des bons vins ".
Ce sont peut-être les bons vins de Touraine qui ont attiré le génie italien à Amboise...
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